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| TAVAGNA - L'anniversariu di Minetta |
| TAVAGNA - L'anniversariu di Minetta |
TAVAGNA - L'anniversariu di Minetta -
Per tutti l'anni chì sò scorsi
Per le to gioie è le to pene,
Per li fatti è li discorsi
Per lu sangue di le to vene.
È ... per la to memoria cara
Chì luce sempre in core à mè
Vogliu gode ogni stonda permessa
Vogliu godela per tè.
Per quelli chì à tè sò cari
I to figlioli ,la to ghjente
Per lu to granu ,i to filari
Per lu core è per la mente.
È ... per la to memoria cara
Chì luce sempre in core à mè
Vogliu gode ogni stonda permessa
Vogliu godela per tè.
Per li to ochji à la funtana
U to amore immensità,
A cara santa nostra mamma
Per l'oghje è per l'eternità.
È ... per la to memoria cara
Chì luce sempre in core à mè
Vogliu gode ogni stonda permessa
Vogliu godela per tè.
Tù sì la mio surella cara
Quella ch'hè nata à tempu à mè
È sì di mè stessi luntana
Seraghju sempre accantu à tè.
È ... per la to memoria cara
Chì luce sempre in core à mè
Vogliu gode ogni stonda permessa
Vogliu godela per tè.

Novembre 1998. Tournée en Cisjordanie
et en Israël du groupe Tavagna :
Photo de Jérusalem, en premier plan l'église
du Saint Sépulcre.
|  | | > Commentaire(15) | |
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| De la main gauche |
| De la main gauche |
Très beau texte écrit par écrit
par Danielle Messia
et interprétée par Luce Dufault
Album : "Des millards de choses"
Merci Christine pour le montage vidéo
De la main gauche
Je t'écris de la main gauche
Celle qui n'a jamais parlé
Elle qui hésite, elle est si gauche
Que je l'ai toujours cachée
Je la mettais dans ma poche
Et là elle broyait du noir
Elle jouait avec les croches
Et s'inventait des histoires
Je t'écris de la main gauche
Celle qui n'a jamais compté
Celle qui faisait des fautes
Du moins on l'a raconté
Je m'efforçais de la taire
Pour trouver le droit chemin
Une vie sans grand mystère
Où l'on ne se donne pas la main.
Des mots dans la marge étroite
Toutes tremblants qui font des dessins
Je me sens si maladroite
Mais pourtant je me sens bien
Tiens voila c'est ma détresse
Tiens voila c'est ma vérité
Je n'ai jamais eu d'adresse
Rien qu'une fausse identité
Je t'écris de la main bête
Qui n'a pas le poing serré
Pour la guerre elle n'est pas prête
Pour le pouvoir n'est pas douée
Voila que je la découvre
Comme un trésor oublié
Une vie que je recouvre
Pour des sentiers égarés
On prend tous la même ligne droite
C'est plus court ha oui c'est plus court
On ne voit pas qu'elle est étroite
Il n'y a plus de place pour l'amour
Je voulais dire que je t'aime
Sans espoirs et sans regrets
Je voulais dire que je t'aime, t'aime
Parce que ça sonne vrai.
|  | | > Commentaire(9) | |
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| I Muvrini & Stephan Eicher |
| I Muvrini & Stephan Eicher |
Avec toute mon affection pour mes cousines
et mes cousins.

Un sognu pè campà - Un rêve pour vivre
Agju poche cose à dà
Cusi pochu à dumandà
Ti vulia ghjustu dì
Ti vulia, ti vulia
Ti vulia ghjustu dì
Si peu me suffira
Juste l'aube qui est là-bas
Une route, un chemin, un devenir
Je cherche un rêve, un rêve, un rêve
Cercu un sognu à ùn finisce più
Cum'è qu'elli ch'è tù sai tù
Cercu un sognu à ùn finsce più
Ghjustu un sognu, un sognu
Un sognu pè campà
Un rêve, un rêve
Un rêve pour vivre
J'ai si peu à te donner
È di menu à dumandà
je voulais seulement te dire
Ti vulia, ti vulia
Ti vulia ghjustu dì
Cus'pocu m'andarà
Juste une caresse à te confier
Un surrisu d'un amà chì pò durà
Je cherche un rêve, un rêve, une rêve
Cercu un sognu à ùn finisce più
Cum'è qu'elli ch'è tù sai tù
Cercu un sognu à ùn finsce più
Ghjustu un sognu, un sognu
Un sognu pè campà
Un rêve, un rêve
Un rêve pour vivre
|  | | > Commentaire(13) | |
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| I MUVRINI - NE FERMEZ PAS LA PORTE |
| I MUVRINI - NE FERMEZ PAS LA PORTE |
I MUVRINI
"NE FERMEZ PAS LA PORTE".
"Ne fermez pas la porte"
Texte de Jean-François Bernardini
Ils viennent de ces chemins où les hommes
et les femmes n'ont jamais eu qu'un coin du feu
pour y chanter la peine,
l'amour et le travail.
Ils sont des gens du bord de l'eau
et de la terre.
Là bas, chez eux, où la parole commence
par le chant ;
là bas, où le vent de l'histoire des autres
a souvent déchiré la paix sur leurs rivages,
leur laissant au cœur de vieux chagrins.
Ne fermez pas la porte.
Ils viennent d'une mémoire qui n'est pas
racontée sur les bancs des écoles,
de ces mémoires que seules les pierres
racontent encore.
Ce qu'ils ont au cœur est sur leurs visages.
Les mots qu'ils disent sont des mots simples,
qui parlent de vie, de dignité.
Quand d'autres pourraient croire que chez eux
tout est perdu,
Quand d'autres pourraient croire que chez eux
tout s'est arrêté dans les veines de leur avenir,
Un jour, un jour on leur a dit que leur langue
n'en était pas une, que leur terre
était pauvre ...
Ils y ont consenti. Ils n'y ont jamais cru !
Ne fermez pas la porte.
Dans les mains, comme un geste d'amour
du côté humble de la vie, ils portent
un bouquet de leur terre.
Dans les mains, ils ont aussi une lumière,
comme celle qui brille dans leurs maisons,
là où ils vivent, au cœur de ces petits
villages de pierres grises.
Leurs châteaux portent des noms comme
des poèmes (...);
Leurs rêves à eux parlent de reconnaissance,
de fraternité, d'humanité.
Quand ils quittent ces châteaux là,
plus ils s'en éloignent, plus leurs cœurs
y font retour.
Mais ce qui les lie à leur terre ne les oppose
pas à tout ce qui les lie aux hommes,
à tous les hommes, à tous les peuples.
Ils ne sont pas que différents, mais tellement
semblables : humains, faibles et forts à la fois.
Parfois, il fait nuit sur leur chemin.
Leur veilleuse tremble, il leur arrive de tomber.
Et, chez eux, quand un homme tombe,
quand une âme se perd, quand un cœur s'égare,
d'autres lui donnent la main.
Le ciel reste muet, on dit que
les portes se ferment.
Chez eux, quand les hommes se taisent,
c'est qu'ils n'ont pas de mots pour le dire.
C'est qu'ils ont beaucoup à dire,
une blessure, une envie de guérir.
Les mots qui ne leur viennent pas danser
sur les lèvres, s'en vont hurler
au fond de l'âme.
Le silence, c'est quelquefois leur révolte.
Le silence, c'est leur non violence à eux :
leur cri, leur frontière,
leur retrait d'avec l'injustice.
Chez eux, le mot amour ne se dit qu'avec
précaution, mais il est partout dans l'air.
Il est des mots dont ils pensent
que moins on les prononce,
et plus ils se font entendre.
Ne fermez pas la porte.
Ce soir, autour du chant qui réchauffe,
la rencontre de soi, la rencontre de l'autre,
ils cherchent un feu de joie.
Ils cherchent ensemble le mot, le regard,
le geste, la main, qui pourrait faire
frémir la montagne.
Comme une réponse à tous ce qui trahit.
Comme une réponse à tous ceux qui oublient.
Ne fermez pas la porte.
|  | | > Commentaire(11) | |
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